Deuxième congrès international des formateurs en travail social et des professionnels francophones de l'intervention sociale

Namur, 3-7 juillet 2007

Avec le soutien du Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et des relations extérieures de la Communauté française
ainsi que du FNRS Fond National de la Recherche Scientifique, de l'AUF Agence universitaire de la Francophonie et de la Ville de Namur

Thématique
QUELLES FORMATIONS AUX METIERS DU SOCIAL POUR QUEL TRAVAIL SOCIAL ?
Entre innovation et résistances

Bilan du « Congrès 2007 » de Namur des formateurs en travail social et des professionnels francophones de l’intervention sociale « Quelles formations aux métiers du social pour quel travail social ? »

Le Congrès 2007 s’est achevé dans le sentiment général qu’un pas important avait été fait dans la rencontre de différents métiers du travail social , de différentes conceptions et pistes de recherches ainsi que de pratiques de terrain parfois très contrastées. Ce qui a impressionné beaucoup de participants était cet intérêt et cette qualité d’écoute qui a traversé une bonne partie des ateliers, comme si la recherche identitaire et le questionnement du type « quelle formation » ou « quel travail social » se nourrissait particulièrement de la rencontre de l’autre dans son métier différent, son pays ou son continent propre ou dans la structure de son cadre professionnel particulier. Tout cela avec cette caractéristique - cette chance qui n’est pas si souvent donnée en travail international - de le faire en Français et donc de vivre l’expérience de pouvoir approfondir certains concepts-clés, comme identité, communauté ou compétence, de les discuter et d’en creuser la teneur, sans avoir trop vite à se justifier, à rendre son propos cohérent par rapport aux autres langues.

Ceci dit, puisqu’il est question de langue, soulignons combien la diversité des « français parlés » qui s’entendait plus encore qu’elle ne se lisait dans les écrits, a été une belle rencontre interculturelle en elle-même. Une richesse importante de cette confrontation de francophones de tous pays et continents était de vivre en temps réel divers modes de pensée qui se traduisent aussi dans ces musiques de la langues variées, ces accents toniques et ces formulations si caractéristiques d’un parler francophone, québécois ou africain, belge, suisse ou français, quand il n’était pas d’un pays étranger où le français n’est pas langue officielle mais où il est volontiers parlé, comme le Portugal, l’Espagne ou la Roumanie par exemple.

C’est avec un très grand plaisir que nous pouvons aujourd’hui diffuser la quasi totalité des textes des communications grâce à cette publication des actes en ligne sur notre site. Pour vous guider dans votre consultation, nous avons conservé la structure de présentation des ateliers tels qu’ils se sont déroulés tout au long des trois journées de travail du congrès abordant successivement 3 axes :

  • Transformations des modes d’action publique et formation
  • Mutations des pratiques du travail social et formation
  • Evolutions du champ de la formation.

Un certain nombre de communications ont été retenues par les revues partenaires du congrès auxquelles nous avions accordé un droit de priorité dans la diffusion. Nous vous invitons à vous procurer les numéros de ces revues en vous adressant directement à elles. Vous trouverez toutes les informations utiles en regard des titres de ces communications.

N’hésitez pas non plus à contacter les auteurs pour leur faire part de vos intérêts et poursuivre ainsi les échanges entamés lors du congrès.

Au-delà de ces actes un réel enjeu d’avenir se pose à nous tous puisqu’un besoin s’est fait sentir de pérenniser ces rencontres, de leur donner l’occasion de se poursuivre à la fois à l’interne dans chaque pays et au niveau international. Il faut rappeler le caractère remarquable du partenariat belge qui a monté ce congrès puisqu’il fédérait 14 Hautes Ecoles d’enseignement supérieur social et pédagogique, 6 facultés universitaires, 3 centres de recherche et de formation continue et une école supérieure de promotion sociale. C’était une première en Belgique francophone! Et un défi de taille puisqu’on sait combien sont différentes les cultures institutionnelles de ces multiples partenaires. Ce congrès a rassemblé 400 personnes dont une bonne moitié venait de l’étranger et avec, pour des participants de plusieurs pays émergents, des bourses accordées par divers organismes publics : le Commissariat Général aux Relations Internationales de la Communauté française de Belgique, le Fonds National de la Recherche Scientifique et l’Agence Universitaire de la Francophonie que nous remercions. La coordination de ce congrès a aussi bénéficié d’une aide importante de la part de la Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique que nous associons à ces remerciements.

L’enjeu auquel nous travaillons en 2008 est de créer une association internationale qui puisse porter le projet d’organiser tous les deux ans un semblable congrès. Notre pari est de susciter dans chaque pays partenaire une association nationale qui fédère les centres de formation et de recherche ainsi que les associations professionnelles, de manière suffisamment large pour pouvoir témoigner de l’actualité et des réalités du travail et de l’intervention sociale. La méthode serait de permettre dans chaque pays partenaire comme a fortiori dans l’association internationale de « Développer les moyens d’échanges entre formateurs, chercheurs et professionnels de l’intervention sociale (ou travail social) francophones et proposer des espaces de rencontre pour faire le point sur les recherches scientifiques, les expériences pédagogiques et professionnelles et les pratiques innovantes dans le domaine ». On voit que le projet est ambitieux, mais aussi qu’il répond à une demande générale d’avancer sur le terrain du social, dans un contexte de mondialisation, qu’elle soit lue au travers d’un modèle globalisant, alter mondialisant ou autre, là où l’économique et le politique avancent très vite en laissant trop souvent derrière leur passage, la désagréable impression que le social  « on en parle, on en parle… ».

Le rendez-vous est donc pris en 2009 pour un prochain congrès, porté par une association internationale et organisé par une association nationale, quelque part ailleurs, sur la planète francophone. Souhaitons qu’il soit l’occasion de nous rencontrer, convivialement, comme c’était le cas à Namur, pour échanger et confronter nos différences. Souhaitons, dans le même esprit qu’il soit une étape de plus dans cette volonté de participer activement à la mise en oeuvre d’une planète où le social apporte toute sa richesse.

François GILLET   et   Jacques LEROY
Coprésidents du Congrès 2007

Le congrès 2007 à Namur

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